Assec du Lac en 2015

 

 Le lac de Guerlédan , situé en centre Bretagne , est une retenue d’eau artificielle . Une vidange du lac du barrage hydroélectrique est programmée entre avril et novembre 2015 . Les parties habituellement immergées seront alors contrôlées et différents travaux réalisés ( Réfection de la paroi habituellement immergée du barrage , rénovation et modernisation de deux vannes … ) . Photo aérienne du barrage réalisée le 27 octobre 2014 .

Le lac de Guerlédan , situé en centre Bretagne au sud des Cotes d’armor et à la limite du Morbihan, est une retenue d’eau artificielle . Une vidange du lac du barrage hydroélectrique est programmée entre avril et novembre 2015 . Les parties habituellement immergées seront alors contrôlées et différents travaux réalisés ( Réfection de la paroi habituellement immergée du barrage , rénovation et modernisation de deux vannes … ) .

La vidange du lac, qui doit s’opérer à partir de mars et jusqu’en novembre pour permettre à EDF d’effectuer des travaux d’entretien sur les parties immergées du lac de Guerlédan, questionne.Après avoir pris sa source sur la commune de Bourbriac, le Blavet s’écoule vers le sud des Côtes d’Armor, jusqu’au « lac de Guerlédan » qui constitue la limite avec le Morbihan.
Ce lac artificiel a été créé suite à l’édification du barrage assurant une production d’énergie électrique et jouant également un rôle important dans la gestion du débit des eaux (étiage et crues).

Placé sur les eaux du Blavet, situé sur les communes de Saint Aignan dans le Morbihan et de Mûr-de-Bretagne dans les Côtes-d’Armor, la construction du « barrage de Guerlédan » a duré sept ans, de 1923 à 1930.
Son nom vient du breton Vannetais : Gouer ledan, soit : le ruisselet large.
Sa mise en eau a englouti plus de 12 km de la vallée du Haut Blavet avec ces maisons éclusières, écluses et forêts. Contrairement à la légende, les légendes filent vite en Bretagne, aucun village ne fut engloutit lors de l’inondation de la vallée.
Mais la construction de ce barrage de Guerlédan a entraîné l’engloutissement de plusieurs écluses du Canal de Nantes à Brest, entraînant alors l’impossibilité de parcourir en bateau la totalité du canal de Nantes à Brest.
A l’origine, le projet prévoyait la construction d’une échelle d’écluses en parallèle au barrage afin de maintenir le trafic fluvial sur le Canal de Nantes à Brest. Cette initiative n’a jamais abouti, divisant ainsi le canal de Nantes à Brest en deux tronçons de navigation : à l’ouest, la branche finistérienne et à l’est, la branche Loire Atlantique et morbihannaise.

Autrefois vidangé tous les 10 ans pour des contrôles sur le barrage de Guerlédan, le site offrait alors un paysage lunaire attirant une foule de visiteurs…
Il a été vidé en 1966, 1974 et 1985. Pour cette dernière vidange, on a parlé d’un nombre incalculable de visiteurs, les curieux voulant voir Ys, la ville engloutie … Ils sont repartis bredouilles bien sûr.
Aujourd’hui, les contrôles sur la structure du barrage de Guerlédan se font par caméra sous-marine …

Lac de Guerlédan et barrage

Lac de Guerlédan

En mars 2015 débutera la vidange du lac de Guerlédan (Côtes-d’Armor – Morbihan). Pourquoi une vidange ? Décryptage.

 

L’histoire

Lancement de sa construction en 1923, inauguration en 1930, première vidange en 1951 : le lac de Guerlédan est devenu l’un des étendards du Centre-Bretagne.

 Le chemin de halage, à nouveau découvert.

« J’ai assisté aux vidanges du lac de Guerlédan en 1966, en 1976 et en 1985. À chaque fois, on se serait cru dans le désert d’Arizona ! Les paysages émergés sont lunaires. On aperçoit le chemin de halage, les arbres debout dans la vase, les maisons en schiste des éclusiers. C’est unique ! », raconte avec émotion Marcel Louargat, guide salarié au Musée de l’électricité, à Saint-Aignan.

Unique, le mot n’est pas trop fort pour décrire la formidable épopée qu’a constitué la construction du barrage, à partir de 1924. « Tout a commencé en 1921, quand le préfet de Pontivy, M. Ratier, a imaginé de barrer le Blavet au niveau de l’écluse de Guerlédan, sur le canal de Nantes à Brest, pour créer une usine électrique. »

Une prouesse technique

 

Les restes des maisons des éclusiers.

 

Le chantier s’annonce gigantesque. L’ouvrage doit mesurer 210 m de long, pour 45 m de haut et 35 m d’épaisseur à la base. Avant la Seconde Guerre mondiale, seuls quatre barrages de cette taille ont été érigés en France. Mais aucun ne produit d’électricité. Guerlédan sera, par ailleurs, le premier en béton.

Les travaux débutent le 1er juin 1923. La prouesse technique est monumentale. L’ouvrage est cerné de collines en grès armoricain, particulièrement résistant et difficile à dynamiter. Les matériaux sont acheminés par péniches, depuis le port de Pontivy, quai Niémen. « Les plans prévoient la pose de huit tranches de béton moulé, soit 110 000 m3. La structure trapézoïdale a été conçue pour résister à la pression de l’eau. »

Rapidement, des difficultés financières et techniques imprévues contraignent à stopper le chantier, en septembre 1925. « Il a fallu faire appel à des capitaux canadiens, pour qu’il reprenne en 1927 », explique Marcel Louargat. Cette année-là, 219 travailleurs – géomètres, maçons, électriciens ou mécaniciens – se relaient sans relâche sous l’oeil attentif d’Auguste Leson, ingénieur en chef.

Première vidange en 1951

 

Les restes des maisons des éclusiers.

 

En janvier 1929, 70 % des travaux sont achevés. La construction avance vaille que vaille. 340 ha de terres sont rachetés, en vue de créer le lac. Cinq mois plus tard, la centrale hydraulique est terminée.

La mise en eau débute le 7 août 1929. Le barrage et l’usine sont inaugurés en octobre 1930. Désormais, le canal de Nantes à Brest est coupé en deux et les dix-sept écluses immergées.

« À l’époque, Guerlédan produisait l’équivalent de la consommation électrique actuelle d’une commune de 15 000 habitants. Il alimentait en électricité tout le Morbihan et une partie des Côtes-d’Armor et du Finistère. »

Les paysages lunaires du lac.

Depuis, le lac a été vidé à quatre reprises. La toute première fois, en 1951. La dernière, en 1985. « Il y a 30 ans, certaines journées, 40 000 personnes visitaient le fond du lac. Au début, certains revenaient avec de la vase jusqu’à la taille. C’était incroyable », se souvient Stéphane Le Coz, maire de Saint-Aignan. Les curieux sont attendus encore plus nombreux, en 2015.

Vidange du lac de Guerlédan. Retour en image sur la vidange de 1985

L'ancienne maison de l'éclusier
L’ancienne maison de l’éclusier | DR – Michel Langle

Le lac de Guerlédan (Côtes-d’Armor) sera vidangé à compter de mars 2015. A quoi cela va-t-il ressembler ?

Pourquoi ? Comment ?

Le barrage de Guerlédan, c’est quoi ?

D’une hauteur de 45 m et d’une longueur de 208 m, il est situé sur le fleuve du Blavet, à la frontière entre le Morbihan et les Côtes-d’Armor. Le lac fait une superficie de 304 ha pour un volume de 53 millions de m3 d’eau.

Pourquoi une vidange totale ?

, « c’est la réglementation pour tous les barrages de plus de 20 m de haut ». Tous les dix ans environ, EDF doit réaliser un examen complet. Une mise à sec de six mois est nécessaire pour réaliser des travaux de modernisation et d’étanchéité. Les opérations se dérouleront en quatre étapes : d’abord un abaissement progressif du niveau de l’eau à partir de mars 2015, puis une période d’assec (vidange), de mai à novembre et ensuite, le lac pourra se remplir de nouveau par le débit naturel du Blavet.

Quels sont les différents enjeux ?

Des groupes de travail ont été mis en place depuis 2012 sous les présidences conjointes du sous-préfet de Lannion et de Pontivy, pour réfléchir aux différentes problématiques : un plan de circulation, en concertation avec les élus, gendarmes, pompiers, riverains et notamment les agriculteurs, a été élaboré. « Des axes de circulation seront ouverts spécialement aux riverains et des zones de stationnement seront créées », commente le capitaine Lhoutellier, de la gendarmerie de Pontivy.

Au niveau environnemental, le respect de la biodiversité était au centre de la réflexion. « 18 tonnes de poissons seront repêchées au filet et remis à l’eau dans des plans d’eau voisins », explique Benjamin Charles, de la Direction départementale des territoires et de la mer. Une pêcherie sera également installée. La vente des poissons financera leur réintroduction prévue en 2015 et 2016.

Sur le plan touristique, l’opération « Guerlédan 2015 » est en ligne de mire. Objectif : attirer les touristes et faire découvrir le lac sous une autre facette, grâce à des animations. Un appel à projets est lancé auprès des amateurs et des professionnels désireux de proposer une activité pendant la mise à sec.


 

 

Pour tout savoir sur la vidange et les animations prévues, deux liens seront accessibles en juillet : www.guerledan2015-morbihan.gouv.fr et www.lacdeguerledan.com

La face cachée du lac de Guerlédan en Bretagne

Un bateau coulé dans l’anse de Landroannec. Ce bateau langoustier acheté à Saint-Gilles-Croix-de-Vie servait à la surveillance du barrage. Durant l’invasion allemande de 1939, il fut réquisitionné. La RAF l’a coulé. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Le bord du canal entre Caurel et Beau Rivage. Il faut éviter d’y mettre les pieds… Une dame y a laissé ses bottes dans la vase. (Photo : Jean-Luc Chevé)

 

Une borne kilométrique. Elles jalonnaient le parcours du canal de Nantes à Brest. (Photo : Jean-Luc Chevé)

 

Beau Rivage, sur la commune de Caurel, en août 1985. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Carrière à trois trous et murets arrondis. Cette vallée était dénommée « La vallée heureuse ». Sur les parois abruptes ont été creusées de nombreuses galeries pour extraire l’ardoise. Ici, une carrière familiale à trois trous. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Côté Morbihan, prise de vue au-dessus d’une carrière d’ardoises. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Un petit coin lunaire. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Proche du barrage, le long de la haute paroi rocheuse, un fossé rempli de vase. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Deux enfants se promènent au niveau de l’écluse Trégnanton et sa maison éclusière. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Écluse de Kastell Finance, face à la base nautique. C’est la deuxième des dix-sept écluses englouties dans ce lac, long de 12 km, (sans compter la longue anse de Landroannec). La première écluse a servi lors de la construction de la base du barrage. Cette zone claire, c’est la plage qui se situe face au barrage, caché derrière la courbe du lit du Blavet. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Pompe à eau actionnée au gaz. Ceinturée par un bâti, cette pompe devait être utilisée pour évacuer l’eau des galeries de la mine. Elle fonctionnait au gaz pauvre. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Cette maison est à la jonction du Blavet et du canal. Ce doit donc être la maison du carrier. Elle est située sous le piton rocheux. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Port Tanguy, maison du carrier. La maison a été construite sur un endroit d’extraction d’ardoises. Ceci se remarque aisément à la couleur de la pierre. Cette extraction a sans doute débuté lors du creusement du canal. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Port Tanguy-Vallon, face au canal. Les anses du lac laissent apparaître des paysages sublimes. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Le lit du Blavet est hors canal. Le Blavet a gardé son lit sur quelques centaines de mètres. Au fond, les maisons et le canal. La couleur de l’eau et de l’herbe y est particulière. Des stries lézardent la vase. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Un des acteurs de « Chim et Chinaow », le court-métrage réalisé par Jean-Luc Chevé lors de l’assec du lac de Guerlédan, marche devant la longère. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Pignon d’une maison et ses graffitis. Au-dessus du mot Laut, on remarque des graffitis réalisés lors de l’assèchement de 1975. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Des châtaigniers émergent de l’eau. Au fond, à gauche des maisons sans doute accolées et au centre, une autre maison. (Photo : Jean-Luc Chevé)
(Photo : Jean-Luc Chevé)
L’herbe a repoussé sur la vase séchée. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Vase finement craquelée et photographiée en contre-jour indirect. (Photo : Jean-Luc Chevé)
Beau Rivage, sur la commune de Caurel, en août 1985. (Photo : Jean-Luc Chevé)


Lac de Guerlédan. Dans l’œil d’un drone par Letelegramme